Le Politique doit il reprendre la main ?

 

Nous rentrons dans une nouvelle approche de la pandémie et nous ne pouvons que nous en réjouir. Les dernières décisions nous font quitter le domaine de l’assistanat total au profit de la responsabilité individuelle et de la solidarité nationale.

La prédominance du tout médical fait place à la réaffirmation du politique et de ses choix. En 1887, le député Clémenceau lâche cette phrase célèbre  » La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires ». L’histoire retiendra qu’il appliquera scrupuleusement cet aphorisme en 1917. En effet, Clémenceau, une fois nommé président du Conseil, s’imposera comme le vrai patron de l’armée.

On peut dire la même chose de la lutte contre la COVID, il est temps que le politique reprenne la main. Nous devons prendre en compte les conséquences thérapeutiques de chaque décision, c’est évident, mais nous devons en mesurer très sérieusement les conséquences humaines, sociales, économiques sur la vie et l’avenir de notre pays.

On ne peut réduire la lutte contre la COVID à l’optimisation de l’usage de nos services de santé (même si on ne peut l’ignorer). On ne peut se contenter de prendre des décisions en fonction du niveau de tension que la COVID provoque sur nos capacités hospitalières.

Visiblement le politique a pris la décision de reprendre la main, d’intégrer l’analyse des conséquences de ses décisions sur l’ensemble des composantes de notre vie sociale, culturelle, économique et personnelle et c’est tant mieux. Aucune dictature n’est une bonne solution, la dictature médicale médiatique n’en n’est pas une meilleure.

Le rôle du politique est de prendre les décisions collectives qui ont impact majeur sur notre vie commune, le rôle du médical est d’éclairer sur les voies possibles et non de décider de leurs mises en œuvre et encore moins de faire des pressions contradictoires vers l’une ou l’autre de ces voies.

On entend à longueur d’ondes que les méthodes extrême-orientales sont très efficaces en laissant en arrière-plan un sentiment de culpabilité collective. Notre culture occidentale en général, et Française en particulier, ne peut être comparée aux cultures extrême-orientales. Nos attentes sont différentes, les conditions de notre motivation ne sont pas les mêmes, nous avons besoin de transparence, nous avons besoin de nous auto-gérer de façon responsable à l’intérieur d’une stratégie collective clairement définie. Ce sont là les conditions de l’adhésion sociale nécessaire au succès de notre objectif commun.

Nous chefs d’entreprises engagés, nous devons prendre la main et participer activement à la lutte contre la COVID. Nous devons le faire à titre individuel, en famille et aussi en tant que « citoyen entrepreneur ».

Chaque entrepreneur doit s’engager dans la protection de ses salariés, de ses clients et de ses partenaires, c’est le minimum.

Adhérents du ME 93, nous sommes engagés dans la recherche de plus d’innovations pour explorer de nouvelles voies de développement, de nouvelles voies d’organisation du travail. Nous devons aussi être des moteurs de pratiques solidaires entre entreprises, de pratiques solidaires avec notre territoire et les victimes économiques de la COVID.

Adhérents du ME 93, nous nous sentons une responsabilité particulière envers les jeunes et les étudiants de la génération COVID. Ouvrons nos portes aux jeunes à la recherche d’emplois, ouvrons de nos portes aux jeunes qui recherchent des formations en alternance, qui recherchent les stages de mises en condition d’employabilité, créons avec eux l’économie de demain.

Edouard de Penguilly

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